Droit de réponse au Monde.fr

Le printemps français n’a pas de couleur politique !

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 26 mars 2013

Le Monde.fr du 25 mars évoquant la manifestation du 24 mars 2013 a eu la bonté de faire de moi un des pionniers de l’expression « Printemps Français ». Flatté de tant d’honneurs, je voulais néanmoins utiliser mon droit de réponse pour corriger la présentation dont je suis affublé. Si j’ai porté sur les fonds-baptismaux l’Humanité Durable de Frigide Barjot, je n’en suis pas pour autant un militant de la Manif pour Tous, ni un extrémiste de la droite dure et moins encore un insurrectionnel battant panache blanc sur la plus belle avenue du monde. J’ai appelé à soutenir toutes les manifestations qui avaient pour but de défendre les convictions de millions de Français méprisés. J’ai du reste publié sur le site Nouvelles de France une tribune soulignant l’insupportable mépris de la majorité socialiste. Et avant toute autre chose, je me bats aujourd’hui pour dire ça suffit. Or il semble que même descendre dans la rue par centaines de milliers ne bouscule pas ce mépris présidentiel. Je maintiens que le comportement du président de la République, la charia de la majorité socialiste et la complicité de nombres de media constituent un danger réel pour notre démocratie. La presse étrangère elle-même compare la France à un régime, lui niant le titre de république. Un très court temps candidat UDF aux législatives 2007, je ne pense pas pouvoir être assimilé à l’extrême droite, pas plus que les dizaines de personnes gazées par les forces de l’ordre. Mais, depuis des décennies, la France profonde est méprisée, ridiculisée par le milieu bobo parisien et cette France écrasée n’en peut plus d’être bafouée et tondue par ces jouisseurs qui entendent faire la pluie et le beau temps depuis leur petit cabinet parisien aseptisé.  La majorité socialiste n’a pas le monopole de cette boboïsation, de ce déni de réalité. Depuis la présidence de Giscard d’Estaing,  la brèche ne cesse de s’ouvrir entre le peuple de France et ses dirigeants. Avec la présidence Mitterrand, l’intimidation de la pensée unique n’a fait qu’étendre ses ravages sur les consciences et sur la liberté. Et aujourd’hui, le quinquennat Hollande, présumant de ses forces, pensait porter le coup de grâce à cette France qui elle, ne nie pas le réel, qui elle, se frotte à la réalité, qui elle, sait bien que deux et deux ne font pas cinq. La stigmatisation de cet article du Monde.fr procède du même refus de démocratie. En truquant les chiffres, en biaisant les informations, en cataloguant sans discernement les personnes, vous annihilez la liberté d’expression par la destruction de la capacité de choisir. La presse qui revendique pour elle la liberté d’expression la refuse à ceux qui ne pensent pas comme eux. Pire, elle s’érige en censeur des consciences.

En fondant Résistance Ethique, nous entendions dénoncer les excès et les mensonges d’une idéologie socialiste sans prise sur la réalité et que nous considérons, que je considère et je l’assume, comme dangereuse et mortifère, parce qu’elle ne promet que du rêve fallacieux. Les débordements de dimanche 24 mars ? La presse, comme le gouvernement, en sont les premiers responsables. En nous bâillonnant, en nous refusant le droit de défendre nos convictions, en nous parquant dans vos poncifs bien-pensants, vous nous avez, comme le gouvernement, poussés à descendre dans la rue. En refusant de traiter l’information, vous avez contribué à minimiser la foule qui se préparait à venir battre le pavé. Certes, vous n’avez pas donné l’ordre de gazer et vous l’avez dit, vous en êtes les premiers choqués. Mais par cette soumission passive à l’idéologie du gouvernement, vous avez contribué à créer les conditions de ce qui aurait pu être bien pire.

Nierez-vous encore la détermination de cette France ? Ouvrez les yeux ! Votre déni ne fait qu’accroître sa fermeté. La passion de la vérité et de la liberté nous anime et, cela, rien ne pourra jamais l’arrêter. Tous les régimes construits sur le mensonge et l’intimidation sont tous, un jour ou l’autre, tombés. La vérité n’est pas de droite ni de gauche. La vérité se confronte au réel et son fruit c’est l’épanouissement de l’homme. Et pour cela oui, j’aspire à un printemps français, c’est-à-dire à un nouveau regard sur l’homme.

 

Cyril Brun