Révision en urgence et en catimini de la loi sur l'embryon

La recherche sur l’embryon, un nouvel exemple de la démocratie sociale du président Hollande et de son indépendance vis-à-vis des financiers !

 

 Après le mariage pour tous que le gouvernement socialiste a voulu faire passer en force et en catimini durant l’été (avant de se rendre compte que pour cela, il aurait fallut se mettre à travailler plus tôt !), après l’annonce de l’avancée de la remise des conclusions de la mission sur la fin de vie (rapportée au 23 décembre, date qui ne permet aucun débats !), voici que le sénat traitera avec 10 jours d’avance la question de l’embryon. C'est-à-dire… ce soir, mardi 4 décembre 2012 !

Une petite diversion du ministre Cécile Duflot contre les catholiques, histoire de créer un écran de fumée et de mobiliser leur attention sur autre chose, alors que ce sont les mêmes qui se battent déjà contre le projet de mariage pour tous et l’air de rien sans que personne autre que les spécialistes qui suivent de près cette question  ne s’en émeuvent, Jacques Mézard voit sa proposition de loi inscrite à l’ordre du jour de ce soir.

Sur une question aussi complexe, à laquelle l’immense majorité de la population, et de nos élus, ne comprend rien, il est en effet plus facile de d’éviter le débat. D’autant que ce débat se situe à deux niveaux, celui de l’éthique et celui de l’économie. Nous nous concentrons souvent sur la question éthique. Aussi permettez-moi, juste un petit éclairage sur  le versant économique plus tabou encore. Si leurs partenaires communistes prenaient conscience que derrière cette loi c’est un enjeu financier colossal pour les industries pharmaceutiques qui se cachent, les socialistes auraient peut-être un peu plus de mal à les trouver aussi enclin à soutenir cette mesure de progrès.

Nous savons déjà que le  coût (et donc le rapport) d’une IVG se chiffre en dizaines de millions d’euros. Mais il est très difficile d’obtenir des chiffres sur un sujet, bizarrement tabou, mais qui vu son ampleur doit rapporter de beaux dividendes.

Ainsi l’exemple bien connu des  vaccins, nous permets d’avoir une idée de la manne que représente le trafic d’embryon. (source votre santé.org)

 

Les vaccins cultivés sur cellules diploïdes humaines issues de tissus de fœtus avortés sont :
• les vaccins antipolio buvable (WI-38),
• les vaccins ROR ou MMR (RA-27/3) (valence rubéole et oreillons),
• les vaccins contre la varicelle (MRC-5),
• les vaccins contre l’hépatite A (MRC-5),
• les vaccins contre la rage de deuxième génération (Wistar-Rabies).


La souche WI-38 apparut aux Etats-Unis en 1961 : cette lignée provenait de cellules pulmonaires d’un fœtus humain féminin, intentionnellement avorté à trois mois de gestation dans un hôpital suédois.
La souche MRC-5 a été développée au Royaume-Uni en 1966 ; cette lignée était dérivée des cellules pulmonaires d’un fœtus humain masculin, intentionnellement avorté à l’âge de 14 semaines(5).

Beaucoup d’autres souches cellulaires dérivées de fœtus humains ont été préparées aux fins de recherche en pharmacologie et pour la fabrication des vaccins (MRC-9 ; IMR-90 ; HEK 293 ; PER-C6…)

 

Il est également intéressant de rappeler ce que dit Claude Burlet, membre du Comité consultatif national d'éthique et Président honoraire de l'Université Henri Poincaré de Nancy, sur LePOST du 16 avril 2010, à l’occasion de la découverte de cosmétiques fabriqués avec des fœtus humains.

"Ce qui me gêne, c'est de faire du fric avec ça. C'est également cela qui heurte, en France, les gens qui réfléchissent à ces questions d'éthique. Si les enjeux n'étaient pas lucratifs, je vous assure que les réticences seraient moindres. Mais avec des produits commerciaux entrent en jeu des rémunérations d'actionnaires, des bénéfices potentiels. Donc ce qui me gêne, c'est l'aspect capitalistique. Sinon, le produit n'est pas plus choquant que cela."

 

Aussi, dans cette lettre intermédiaire, je vous soumets l’invitation de l’Alliance Vita.

 

Alliance Vita propose une action urgente auprès des sénateurs français, pour que la recherche sur l’embryon reste interdite dans son principe en France.

Demain 4 décembre 2012 à 22h, au lieu du 13 décembre, le Sénat doit se prononcer sur une proposition de loi initiée par le groupe radical de gauche.

Ce texte supprime la règle actuelle - interdiction de recherche sur l’embryon, sauf dérogations très limitées - pour faire basculer la France dans un régime d’autorisation très large.

Le calendrier législatif a été accéléré et ne permet aucun espace de débat dans la société : c’est en complète contradiction avec la loi bioéthique du 7 juillet 2011, qui prévoit des états généraux avant toute nouvelle loi sur un sujet de bioéthique.

Alliance Vita propose à tous ceux qui le peuvent, d’écrire aux sénateurs de leur département.
- pour s’indigner que ce sujet essentiel soit examiné trop rapidement et sans vrai débat
- pour rappeler l’obligation d’états généraux avant tout vote sur cette question
- pour demander à leurs sénateurs de s’opposer à ce projet.

Une mesure d’autant plus anachronique que les travaux du Prof. Shinya Yamanaka sur les cellules souches adultes viennent d’être salués par le Prix Nobel et reçus en France à l’Académie des sciences