Construire un projet politique pour changer de " système"

La récurrente question  du contenu du programme politique idéal et du candidat le plus adéquat pour le porter, se fourvoie presque systématiquement, pour ne pas dire automatiquement, dans l’impasse des règles du jeu qui régissent l’échiquier politique actuel. Ceci tient à de nombreuses raisons parmi lesquelles l’aveuglement n’est pas la moindre erreur d’aiguillage. Un aveuglement multiforme qui opacifie le regard sur la réalité du monde politique, l’internationalisation des idéologies et bien d’autres ramifications perverses, certes, mais d’abord sur notre propre complicité passive. Il n’est pas dans mon propos de dresser un réquisitoire contre ces complices dont je suis un des premiers collaborateurs. Mais pour affronter, en vérité, le problème qui se pose à nous, il nous faut, au préalable, connaître les liens que nous entretenons avec ce problème afin de mieux cerner notre propre dépendance et donc manque de liberté vis-à-vis de ce que d’aucuns appellent le système.

Le système

Permettez-moi avant tout de tordre le coup à ce fameux système énigmatique, cause de tous les maux et dont il faudrait se désolidariser pour mieux le condamner. Il n’y a pas de système. Ou plus exactement, tout est système et nous en sommes pleinement. Il n’existe pas de frontière entre le système et le « hors système ». Ce que certains stigmatisent, commodément, comme étant le système n’est que la composante ordinaire de notre vie. Qui se dit « hors système » ne fait que se positionner par rapport à lui, sans se défaire des cadres et codes normatifs de celui-ci. Il est primordial de comprendre que personne ne peut être hors du système. Et cette mise à distance, quasi freudienne, de ce « monstre anonyme » n’est qu’une manière de refuser les liens par lesquels tous nous sommes imbriqués dans ce fameux système. Nous pouvons être contre ce système, mais nous ne pouvons pas être en dehors, pour la raison simple que ce système est notre cadre de vie. Accepter cette évidence existentielle ne veut pas dire cautionner l’hydre étouffante. Cela signifie simplement reconnaitre que ce n’est pas depuis un « hors système » virtuel que nous pourrons combattre l’animal, mais bien de son ventre même. Plus encore, reconnaitre que, d’une manière ou d’une autre, nous sommes à l’intérieur du système, permet de nous interroger sur nos propres liens viscéraux avec lui. Cette étape est vitale parce qu’elle seule permet d’être libre. La liberté ici s’entend à deux niveaux. Le premier consiste tout simplement en la connaissance de nos dépendances. Qui n’est pas au clair sur les mécanismes et les entraves de sa vie n’est pas maitre de celle-ci. Il agit telle une marionnette activée bien malgré elle. En second lieu, est libre celui qui peut faire le choix de se désolidariser. Plus nous vivons du système, moins nous pouvons prendre le risque de le combattre, précisément parce qu’il nous tient. Le surendettement est un exemple parmi d’autre de cet esclavage qui empêche tant de personnes d’affronter la réalité du système. En fait, pour beaucoup d’entre nous, lutter contre le système signifie, consciemment ou non, scier la branche sur laquelle nous sommes assis. Mais qui n’a pas à perdre à la chute du moribond systémique qui nous tient ? Politique, finance, économie, société, famille, tout est lié en un seul mouvement qui s’autoalimente tel le cœur d’un cyclone.


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Du martyr au padamalgam, ou l'impuissance des masses

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Qui, sérieusement, pourrait nier que « ça allait bien arriver un jour ? » Un prêtre égorgé en pleine messe en France en 2016. Un fait divers, une énième strophe de la litanie des attentats qui désormais rythment le « 20 heures ».

Et pourtant, la politique de l’autruche tient toujours le devant de la scène médiatique qu’elle soit celle des politiques, des évêques, des bien-pensants et autres « grandes voix » de la pensée unique du moment. Un prêtre est assassiné, sauvagement, dans l’exercice le plus fondamental de son sacerdoce, par un musulman ouvertement en guerre contre la chrétienté et on tente encore de nier l’évidence.

Bien entendu, il ne faut pas mettre tous les musulmans dans le même panier, pas plus qu’il ne faudrait imaginer qu’il n’y a qu’une seule tête chez les catholiques. N’empêche que l’Islam a bel et bien déclaré la guerre aux chrétiens. Que tous les musulmans ne se retrouvent pas dans cette « guerre sainte » ne nous autorise pas pour autant à minimiser cette guerre. Guerre d’un nouveau genre peut-être, mais guerre ouvertement déclarée.

« Ne nous voilons pas la face, si le peuple ne reprend pas très vite son destin en main, il sera contraint de le récupérer d’ici peu par la violence. »

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Une nouvelle chaîne de télévision : la Primaire pour Tous

L'inceste fait son chemin

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Ne nous laissons pas une fois de plus distancer par l’insidieux mouvement médiatique qui rampe et couve avant de jaillir au grand jour.

Depuis plusieurs semaines, l’inceste fait de subreptices apparitions dans les journaux, les médias, les discussions. Chose curieuse, il est toujours présenté sous le jour attendrissant et affectif de l’amour.

Nous avons publié plusieurs alertes ces derniers jours. En voici une nouvelle, en Espagne, où une chaîne de télévision en fait la promotion en plein jour.

 

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Quand @Pontifex_ fr démontre à @najatvb_fr les fondements théologiques de l'orthographe

                 

                                     Pontifex

 

                                       

 

 

Le compte tweeter en Français du pape François vient de poster le tweet dont nous vous donnons la photo. Ce tweet a déclenché une petite discussion orthographico-métaphysique.

 

« Travailler est le propre de la personne humaine. Cela exprime sa dignité d’être créée à l’image de Dieu. »

 

Créée … qu’est ce qui est créé ? L’être ? Auquel cas il y a une faute d’orthographe. La personne humaine ? Dans ce cas c’est une faute de syntaxe. Anodin direz-vous ? Assurément répondrait le ministre de l’éducation nationale. Sauf que cette approximation traduit une incompréhension métaphysique, et au-delà théologique, de fond. Je ne suis pas allé vérifier s’il s’agissait d’une erreur de traduction de l’équipe francophone du compte pontifical ou si l’original, sans doute italien, comportait le même manque de rigueur, pour me concentrer uniquement sur les effets intellectuels et donc spirituels de l’indétermination orthographique.

En effet, en rigueur de termes, ce n’est pas la personne humaine qui est créée, mais l’être. Or l’être est un composé d’essence et d’existence. Il faut à tout être à la fois ce qui le différencie des autres espèces, l’essence (du latin esse, être) et l’existence. Il n’existe pas d’être humain sans existence. Existence signifie se tenir au-dessus du néant. Lorsque Dieu crée un être, il ne crée pas seulement la nature humaine (laquelle porte la personne humaine et la dignité qui lui est intrinsèque), mais il tire cette nature du néant en lui donnant l’existence. Aussi n’est-ce pas la personne humaine qui est créée, mais un être de l’espèce humaine à qui appartient en propre le fait d’être une personne.

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Rendre l'Isalm fréquentable

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Désormais plus personne ne peut nier les ravages de l’Islam. La gauche bien pensante, internationaliste par définition, se trouve bien ennuyée face au déferlement islamiste. C’est un démenti cinglant d’années d’illusions mensongères, dont le but était de conserver ou conquérir le pouvoir. Depuis des décennies, à rebours d’un Jules Ferry, dont pourtant le président socialiste actuel se réclame (voir ma tribune sur le colonialisme de Jules Ferry), la gauche a fait de l’accueil de l’étranger son cheval de Troie. Loin d’un angélisme hérité d’une charité mal comprise, la stratégie des gauches avaient deux buts. Se constituer une base électorale issue de l’immigration, car les Français, c’est ainsi, sont à droite, et du même coup préparer la grande illusion internationale.

Cette idéologie internationaliste n’avait que peu de prise sur l’immigration européenne fortement christianisée. La conjoncture internationale, faite de guerres et de misères, le contexte français nécessitant une mains d’oeuvre supplémentaire ont servi de mauvaise conscience pour accueillir massivement des populations étrangères surtout à la culture, occidentale en générale et française en particulier.

Dans un déni de réalité, lot commun de l’idéologie qu’elle soit de gauche comme de droite, les tenants de l’international du genre humain, souvent dépourvus d’expérience et de sens pratique, n’ont eu aucune peine à se convaincre eux-mêmes de l’interchangeabilité des personnes et des cultures. Transposant leurs idéaux sociaux-occidentaux, ils ont voulu imposer (mais sans colonialisme aucun cela va sans dire) leur conception du monde, de la culture, de la vie et de la démocratie, avec un mépris du réel, mais surtout, comme leur mentor Jules Ferry, avec un dédain hautain des cultures arabes et africaines. Le résultat, nous le connaissons. Ils ont fait du monde oriental et africain une véritable pétaudière, donnant libre court à tous les extrémismes, à toutes les barbaries.

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Le ramadan serait-il au dessus de la loi ?

 

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Le maire de Lorette assume une décision contre vents et marées médiatiques et récupérations politiques.

Quelle est donc cette décision qui a ému ce week-end la France entière ? Un simple rappel à la loi. Les nuisances sonores passées une certaine heure sont du tapage nocturne.

En France, les nuits où faire la fête et du bruit sont permises demeurent peu nombreuses et strictement encadrées. Un voisin qui pend sa crémaillère, qui fête son anniversaire, peut faire occasionnellement du bruit s’il a la courtoisie d’en informer ses voisins. Mais au-delà, chacun sait combien il est nerveusement éprouvant de subir les frasques nocturnes des fêtes voisines.

Quiconque a habité non loin de lieux où l’on se réunit pour le Ramadan sait que, souvent, ce n’est pas des plus discrets. Et comme cela dure un mois continu, il est aisé de comprendre qu’un maire puisse anticiper les plaintes de ses administrés.

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Le social n'est pas la charité

                                 Mere teresa

Nombre de lecteurs assidus de Riposte Catholiques se sont émus, attristés même, de ce que les discours pontificaux au Mexique restaient très anthropocentrés. C’est vrai et c’est malheureusement le cas de bien des discours ecclésiaux. Qu’on regarde le dernier e-billet de l’évêque d’Évry, sans un mot sur Dieu. Partant pourtant des paroles consécratoires, Mgr Dubosc dresse un long plaidoyer pour les agriculteurs. Une population en difficulté certes, mais à qui aucune parle d’espérance n’est adressée. L’Église et les catholiques avec eux, tendent à oublier que la finalité ultime de l’Homme est Dieu. L’aide sociale, le combat politique ne sont que des moyens pour donner Dieu au monde, pour conduire chaque homme à l’union intime avec Dieu

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La joue gauche elle a bon dos

                                                                Francois de sales

C’est un sport reconnu chez les médias que de taper sur les catholiques. C’est facile, ça ne mange pas de pain et ça donne bonne conscience au milieu.Il ne s’agit pas de tirer à boulet rouge sur les autres religions. L’Islam, trop dangereux, a montré à plusieurs reprises qu’il ne se laisserait pas faire. Les juifs, à la moindre incartade, sortent l’épouvantail antisémite qui n’est autre qu’une forme d’autocensure de la doxa médiatique. Les protestants dérangent d’autant moins que certaines Eglises se coulent dans le lit du bien-pensant actuel. Trop les asticoter serait probablement contre-productif pour l’intelligentsia en place. Mais les cathos… non seulement c’est l’homme à abattre, mais en plus, ils tendent la joue gauche, courbent l’échine et se paraissent se complaire dans le misérabilisme d’un faux martyre. Lire la suite

 

La loi Taubira, un infime iceberg

 

 

Dscn0526Il semble bien difficile de se positionner aujourd'hui sur l'échiquier politico-socio-religieux.

Tout part dans tous les sens mais, plus encore, il me semble que les nôtres (je ne sais comment nommer notre camp) ne saisissent pas la réalité de la situation présente, laquelle a bien évolué depuis les années 80.

Il est du reste intéressant de se dire que nous ne savons pas nous nommer. Cela fait maintenant trois ans que, personnellement, je me tords l'esprit pour dire, avec force guillemets, « notre camp », « notre dynamique » ou encore « notre mouvance ». N’est-il pas finalement relativement symptomatique de ne pas savoir se nommer ? Cela peut signifier plusieurs choses.

Premièrement que nous ne savons pas identifier ce qui nous rassemble et/ou nous meut. Pourtant cette distinction n'est pas mince. Sommes-nous ensemble parce que quelque chose nous unit, ou sommes-nous unis pour aller quelque part ensemble ? Et m'est avis que là est notre premier obstacle. Tous, nous refusons la civilisation dite Taubira. En revanche, nous ne sommes d'accord ni sur ce que nous estimons devoir promouvoir, ni sur la méthode pour y parvenir. Aussi, malgré un fond commun essentiel, fondamental et puissamment ancré dans notre « code génétique », nous nous trouvons incapables d'avancer. Nous sommes à même de dire ce que nous ne souhaitons pas, mais nous peinons à exprimer ce que nous voulons. La raison me paraît trouver sa racine dans une erreur inscrite, malheureusement elle aussi, dans notre caryotype. Nous avons commencés à être « contre ». Nous étions quelques-uns à avoir pointé du doigt, dès les premiers balbutiements de nos marches, ce travers qui nous lierait pour longtemps. Nous avons dit et redit ce que n'était pas la famille, nous sommes restés sur la défensive au lieu de proposer et défendre la beauté de notre vérité. Ce faisant nous avons passé notre temps à courir derrière les annonces du gouvernement et de ses mentors LGBT.

 

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Catholiques en avant, des agneaux au milieu des loups !

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Une myriade d’initiatives se présentent et voient le jour, parfois pour durer, souvent sans lendemain. Toutes pourtant ont leur mérite, dont celui de tenter et de se lancer n’est pas le moindre. Agir, se jeter à l’eau, labourer le terrain quel qu’il soit, où qu’il soit permet d’entretenir la flamme, de former des réseaux, tisser des liens, apprendre de ses échecs comme de ses réussites. Le revers de ce bouillonnement n’est cependant pas à prendre à la légère. Le découragement, l’épuisement, l’éparpillement sont autant de risques dommageables dans la durée. Or nous devons apprendre à durer à une époque où l’éphémère règne en maître, où l’impatience confine à la vertu, quand le mal, lui, gagne du terrain, emportant dans sa tourmente des pans entiers de notre civilisation, compromettant ainsi le bonheur même de nos contemporains, de nos enfants, de nos amis, de nos voisins. Aussi tenir le cap est essentiel dans notre combat. Encore, pour le tenir, faut-il l’identifier afin de mieux lire, sur la carte de notre « Terra incognita », les chemins qui nous mèneront vers le port que nous sommes appelés à rejoindre.

 

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Derrière le rideau de l’apprentissage en France.

 

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Le chômage des jeunes, l’inadéquation entre l’offre et la demande ou encore le vieillissement de la population remettent régulièrement sur le devant de la scène la question épineuse de l’apprentissage en France. Une question pourtant fort simple, qui des siècles durant se faisait le plus naturellement du monde, mais qui depuis une cinquantaine d’années est paralysée par de multiples idéologies qui la traversent et forment un nœud coulant, bien à son insu.

 

France terre d’idéologie ! Triste France qui se paralyse et s’étrangle à force d’imposer au réel une chape de plomb virtuelle qui finalement n’intéresse qu’une poignée d’idéologues parisiens. L’apprentissage est tout à fait emblématique de cette asphyxie du pays. L’affaire est pourtant d’une simplicité enfantine. C’est le B-A-BA de la vie. Et sans doute est-ce bien pour cela que les cartes sont faussées. Comprendre et régler l’impasse de l’apprentissage suppose, en effet, de débusquer les filins qui l’enserrent.

 

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Le massacre des Innocents, aujourd’hui comme hier, un combat spirituel

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« Alors Hérode, voyant que les mages s’étaient joués de lui, entra dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants qui étaient à Bethléem et dans tout son territoire, depuis l’âge de deux ans et au-dessous, d’après le temps qu’il connaissait exactement par les mages. » Mt 2,16.

Il est de juste habitude de lire ce passage, dit du massacre des Innocents, à la lumière de la colère d’Hérode joué par les mages. La colère est une passion qui rejette l’inéluctable ou ce qui est ressenti comme une injustice. Au fond, la colère est l’emportement qui refuse de se satisfaire d’une situation vécue, à tort ou à raison, comme injuste. Hérode semble, en effet, en colère contre les mages qui n’ont pas tenu leur parole. Ce qui de fait n’est pas juste. Mais bien plus fondamentalement, ce que le roi refuse ce n’est pas d’avoir été joué par les mages, mais ce que cette fuite signifie pour lui. La colère du roi porte, en fait, sur sa non acceptation du Messie. Il refuse cet enfant parce que celui-ci vient perturber sa vie, son plan de carrière, son propre projet. Ce qu’il rejette, au fond, c’est que sa vie ne soit pas telle qu’il l’a conduite, selon ses propres normes. Et la simple pensée d’être ainsi perturbé crée en lui une peur panique qui le domine. De cette peur, liée à ce refus, jaillit une colère incontrôlée. Hérode ne veut pas se résoudre à perdre ce qui lui semble revenir de droit, sa royauté. Par peur d’être spolié de ce qu’il considère comme son bien, en toute justice, il va poser un acte désespéré, celui que lui dicte la colère, forme d’instinct de préservation. Cet acte est aveuglé par la peur de perdre à la fois son bien et la maîtrise de sa vie. Hérode, par le massacre des Innocents, espère préserver sa tranquillité et la maîtrise de sa vie. L’affreux Hérode, qui n’en est pas à son coup d’essai en matière d’atrocités pour préserver son « bien », ne fait rien d’autre que n’importe quelle personne aveuglée par la colère et vivant une injustice à laquelle il se refuse. La particularité d’Hérode est simplement de disposer de moyens sans limites pour exprimer cette colère.

 

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Régionales 2015, ou l'illusion démocratique

 

 

Serment du jeu de paumeQui n’a pas remarqué l’aporie de notre système démocratique, après la parodie électorale des Régionales 2015 ? Qui pourtant, parmi les grands médias (grands par les subventions qui leur donnent un quasi-monopole de la désinformation) et les grands politiques (grands par l’audience que leur donnent lesdits médias), a pointé ouvertement du doigt l’aberration sortie des urnes ? Les journaux nationaux ont brodé sur l’échec inquiétant d’un Front National qu’ils ont pourtant contribué à faire monter, autant que le parti mitterrandien du reste. Le gouvernement s’est évertué à se poser en défenseur de la république jusqu’à offrir son parti en sacrifice dans les régions qui auraient pu virer au bleu marine. Les ex-UMP et UDI ont assuré avoir entendu le « coup de semonce » et, depuis, les nouveaux présidents élus appellent, une fois de plus, à faire de la politique « autrement ». Comme le 21 avril, comme le 11 janvier, comme le 13 novembre, à moins que ce ne soit le 11 novembre, le 21 janvier ou encore le 1er avril. Finalement des dates phares, bradées sitôt l’émotion retombée. Des mots, encore des maux, toujours « démo ». L’habituelle posture scandalisée de nos politiques parés en vierges effarouchées, construite comme un épouvantail, repoussant les importuns loin du véritable problème passé une fois de plus sous silence, la démocratie à la française est une vaste blague, pour ne pas dire, mais disons-le quand même, une fumisterie totalitaire.

 

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Mon dernier livre en vente pour Noël

 

 

Livre la verite vous rendra libresRéveil brutal du prince Enguerrand qui se rend compte qu'alors que son frère se marie, lui n'a rien fait de sa vie. À s'être dissimulé derrière l'image attendue du protocole, il ne savait plus qui se cachait derrière les traits désabusé du jeune prince. Il décide de tout quitter pour se « commencer ». Débute alors une quête initiatique qui lui fera croiser nombre de personnes, aux profils psychologues divers, qui toutes lui diront quelque chose de la vie. À leur contact, il s'enfonce dans les arcanes les plus profondes de l'âme humaine. Avec Romain, il découvre la douleur asphyxiante de la dissimulation. Avec Alexandru, il comprend les mécanismes du vice. Mais c'est avec Claire qu'il apprend qu'aimer est un don. Il lui faut Thomaz pour entendre l'appel à la vérité qui le rendra libre.

 

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L’enfouissement des chrétiens, en Occident, un crime contre l’humanité

 

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Alors que les chantres d’un homme nouveau pensaient enfin pouvoir sonner le glas de ce vieux monde fait de croyances d’un autre âge ; alors que déjà les fossoyeurs de Dieu dansaient autour du cercueil des religions ; alors que les confréries, pointées ou non, les triangles, sataniques ou pas, dressaient toujours plus haut leur tour de Babel, voici que du plus profond de l’Homme s’ébroue le sentiment le plus humain qui soit, l’indicible désir de Dieu.

Refoulé toujours plus dans une sphère privée de plus en plus étroite, ce qui a trait au religieux tousse çà et là et secoue de spasmes incontrôlés la vieille carcasse humaine que la camisole idéologique et doctrinale ne sait plus comment contenir ni maîtriser. Le sentiment religieux est une donnée naturelle de l’homme que l’athéisme, pas plus que la laïcité, ne peuvent comprendre et moins encore admettre. Ce sentiment, cette religiosité ne sont pas une donnée facultative de l’équation humaine, ni une variable d’ajustement d’un vivre ensemble rendu impossible par le relativisme même qu’impose la camisole athée. La rhétorique laïciste atteint ses limites dans le drame et le chaos. Le drame, car c’est la survie et le bonheur mêmes de l’homme qui sont en jeu. Le chaos, car proscrite, l’intimité religieuse qui sommeille en chaque être humain s’est faite revendication violente, identitaire parfois, incontrôlée souvent.

Voilà bien une chose que ne peuvent admettre les tenants de l’humanisme athée et leurs corolaires, moins humanistes et plus athées, l’homme ne peut être heureux sans Dieu


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Attentat, démon ? Nous sommes entre Ciel et Terre

Enfers musee vatican sLa tribune du Père Hervé Benoît tombe on ne peut mieux ! L’arène médiatique se désespérait de trouver un peu de neuf à dire sur les attentats afin de nourrir une audience difficile à tenir en haleine, sans trop alimenter le vote Front National, à la veille d’un scrutin déjà difficile pour les partis au pouvoir. Mais voilà de quoi défrayer la chronique et brandir un épouvantail en face de ces affreux réactionnaires. Irions-nous jusqu’à dire que l’éminent primat des Gaules, à la condamnation facile et réputée impulsive, s’est laissé prendre aux cris d’orfraie brandis par l’opinion bien-pensante ? Il serait fort intéressant, si l’émotion médiatique entraînait cette petite tribune dans l’engrenage des sanctions, de voir quelle serait la réaction du bon pape François qui ne cesse de rappeler à ses fidèles et au monde l’existence du démon toujours à l’œuvre.

 

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2020, 2017 et la démocratie, mon interview par Franck Abed

 
 
pfcyrbrun.pngJ’ai   proposé   un   entretien   écrit   à   Cyril   Brun   docteur   en   histoire   et   enseignant   aux Universités   de   Bretagne   Occidentale   et   de   Rouen.   Il   est   également   directeur   de   la rédaction de Cyrano.net. Chef d'orchestre de formation, critique musical, historien et essayiste   chrétien,   il   a   publié   plusieurs   ouvrages   dont   "Pour   une   spiritualité   sociale chrétienne"   (Tempora,   2007)   et   "Le   Printemps   français   :   le   grand   réveil   de   notre civilisation" (Ed. A. de Saint-Prix, 2013). Il dirige le cabinet d’éthique et d’anthropologie Anthropos. Je ne partage pas ses analyses, notamment sur LMPT et c’est peu de le dire, mais j’ai quand même voulu l’interroger pour en savoir plus. Merci à lui d’avoir accepté de répondre à mes questions. Franck ABED
 

Le Printemps 2013 et après ? En attendant 2017 préparons pour 2020

Img 0011Demain dès l’aube à l’heure où blanchit la campagne, je partirai. Ce sont ces premiers vers du poète qui me remontent à l’esprit lorsque je pense aux nombreux échanges amicaux et familiaux dont mes voyages me révèlent une France où se tisse comme une unité insaisissable et pourtant réelle. L’attente est là, la disponibilité commence elle aussi à se faire priorité, alors que la France s’enfonce dans un chaos léthargique, prémices froids d’une débâcle à venir.

Aboutissement d’une longue agonie, entamée déjà bien avant la césure révolutionnaire, le peuple de France est aujourd’hui éclaté, divisé, recroquevillé sur les privilèges des temps modernes que chacun a pu extorquer au pays sans guère se soucier de lui, pas plus que de ses compatriotes. Patchwork qui ne tient plus que par un certain autoritarisme centralisateur où la pensée unique a remplacé l’âme de toute une nation, la France est un champ de ruines livré aux plus offrants, comme aux grandes heures des biens nationaux.

Les « responsables politiques » devenus chefs de bandes se sont faits séducteurs, n’hésitent pas à se prostituer, eux et leur charge qu’ils achètent à prix d’or, le plus souvent aux frais du contribuable. Qui paye en effet les troupes socialistes de figurants venus en cars faire la claque à l’occasion des déplacements présidentiels ? France d’en haut, persuadée d’être l’élite, dominant une France d’en bas méprisée et avilie au nom d’un progrès qu’il faut être « évolué » pour comprendre, telle est la république de prédateurs que nous avons engendrée par la démission des véritables élites que la France, pourtant, sait encore engendrer.

 

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